• | Pensées d'automne |


    Il est 7:36... Normalement je devrais aller en cours mais je viens d'apprendre que les deux heures de ce matin ont été annulées. Et dire que j'ai eu trop de mal à me lever du lit, alors que j'aurais pu y rester au moins jusqu'à 10h. Mais maintenant que j'ai les yeux bien ouverts, ce n'est même pas la peine d'imaginer que je puisse me rendormir. Si j'avais su... Je serais restée chez ma mère hier soir pour ne revenir à Lyon que ce matin. Avant, la chose que je désirais le plus, c'était de quitter mon petit bled paumé. Vivre là-bas m'était devenu insupportable. Les gens, les souvenirs heureux mais surtout les plus récents qui m'étaient douloureux, la maladie, la mort, l'impression de solitude, la tristesse oppressante sur plusieurs fronts, le silence qui était devenu mon hymne, la routine pesante sans couleurs, l'impression de consumer et gâcher mes plus belles années... A mon avis, tout le monde -ou presque- ressent ça un jour dans sa jeunesse. Le besoin d'envol. A 17 ans, j'ai pu prendre mes clic et mes clac pour venir m'installer dans cette grande ville qu'est Lyon. Ce fut pour moi une grande bouffée d'air, un renouveau dont j'avais fortement besoin. Beaucoup de gens me trouvent changée depuis ce temps... Normal, même si je suis, au fond, restée la même. J'ai juste pu prendre du recul. Des épaules plus larges et plus solides, c'est sûrement avec ça que je suis revenue à la maison.
    Maintenant, c'est l'inverse. Je donnerais tout pour pouvoir rester dans ce petit bled adoré, berceau des plus beaux moments de mon enfance. Je n'avais pas trouvé ma place. J'avais beau fréquenter des jeunes, je ne me sentais jamais en adéquation avec eux. Jusqu'à cet été ;) Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas éprouvé ce sentiment d'amitié passionnée, cette impression de ne pas être jugée mais aimée, simplement. Cette impression que ma présence est désirée et appréciée. Des personnes avec qui la timidité et le manque de confiance en soi cessent de faire effet. Rire des mêmes choses, passer des heures et des heures ensemble sans jamais s'en lasser, des moments où le partage et la solidarité deviennent les plus naturelles choses du monde. Comment ne pas s'attacher à vous ? ^___^
    Ca m'a fait plaisir de vous trouver sur le quai de la gare sans que je ne m'y attende, samedi =)
    Grosse papouille à ma Mymy, je t'adore trop ! La preuve, il existe beaucoup de tes copines qui ne peuvent pas passer deux jours sans t'envoyer de sms ? lol ;] <3
    Gros câlin à ma choupette (terme féminin désignant une personne de sexe masculin lol)
    Gros câlin aussi à mon Lulu qui est le frère le plus génial qu'on puisse avoir ;) <3
    Gros bisous à tous les autres que j'adore et qui manquent aussi.<o:p> </o:p>Oh et j'allais oublier...
    <o:p>



    </o:p>
    PS : Passer d'un début sombre et gris à une fin acidulée et colorée. Ca représente bien les dernières années que je viens de vivre. Quoi que fin n'est pas en soi le terme le plus approprié.

  • Commentaires

    1
    Samedi 27 Octobre 2007 à 10:11
    ***
    Pour apprécier ce qu'on a c'est bien connu qu'il faut s'en détacher... Partir sur Lyon pour se rendre compte qu'on était bien en sécurité dans son petit bled... je connais à peut prèsla même situation... Mais c'est la rareté de ces jolis moments qui les rends si doux justement...
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